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Déambulatoire
Par : CARBONE Fabrice, CHASSAGNE Denis, FOGACCI
Thomas Karine. Etudiants 2eme année Ecole d’architecture
Marseille Luminy
Le
déambulatoire est conçu comme un espace de circulation
et de rencontre entre les habitants, c'est le " prolongement
du logis ". Cette vision du déambulatoire est calquée
sur le modèle du paquebot et celle de la promenade. En
position centrale dans ce bâtiment, il occupe le 3e et le
4e étage.
Analyse :
Face à la mer, le déambulatoire offre un réceptacle
de lumière du fait des brise-soleil. Mais cette lumière
est accompagnée et accentuée par les carreaux de
marbres polis, tels des miroirs réflecteurs. Cette vision
s'en trouve rythmée au plafond par des poutres en béton
armé laissées apparentes, elles sont séparées
à intervalles réguliers où le contraste avec
le plafond blanc vient jouer avec les poutres grisées.
La variation de luminosité par le parcours du soleil associe
durée et rythme du temps auxquels les hommes sont soumis.
Les murs transversaux se répondent en créant une
opposition de couleur où l'accès par la rue commerçante
s'ouvre sur une surface rouge, et le passage au 4e niveau présente
une surface verte. Cet espace intérieur entre en résonance
avec l'espace extérieur où l'on y retrouve le thème
des polychromies. Le Corbusier affirme que l'homme ne peut pas
se passer de couleurs : " J'ai toujours attaché la
plus grande importance à la polychromie et j'ai cherché
à découvrir les fonctions naturelles de la couleur
" (extrait d'une lettre à Vladimir Nekrassov, Paris,
le 20 décembre 1932).
Le
déambulatoire peut être assimilé à
la place publique d'une ville, ici la Cité radieuse. Les
réverbères, dessinés par Iannis Xénakis,
forment un ensemble avec le banc en s'encastrant dans ce dernier.
Ils définissent l'échelle humaine. Ils créent
un prolongement du jour dans la nuit, combinant le prolongement
du soleil et de la lumière artificielle.
la façade intérieure Ouest :
La façade intérieure est marquée par le rythme
fort de la structure en béton armé. Les baies sont
fragmentées en plusieurs parties en verre et aussi en bois
ce qui donne un effet de vitrail. Lorsque le soir tombe et que
les lampadaires s'allument, le déambulatoire vu de l'extérieur
donne une lumière constante et régulière
avec un effet de calme général.
A propos du brise-soleil ...
Le Corbusier raconte avec humour les causes de l'invention du
brise-soleil : " C'est en pays tempéré, à
Paris, que j'ai ressenti les effets inamicaux du soleil à
certaines saisons (l'été) derrière un vitrage
de verre...”. Les faces latérales des lames verticales
disposées obliquement par rapport au pan de verre, sont
capables de créer l'animation des volumes. Le brise-soleil
devient le “mur-lumière”.
Le brise-soleil vient s'ajouter aux " cinq points "
de l’architecture moderne de 1925.
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